Ø
La formule
« fraction du pain » évoque les repas juifs où celui qui
préside rompt le pain. Le repas est l’un des signes les plus naturels et
les plus universels pour exprimer la fraternité, l’amitié qui unit ceux qui
partagent la même table. L’expression la fraction du pain est devenu assez vite dans l’Église primitive le terme technique
pour désigner l’eucharistie.
Ø
4 jours
– 4 textes : une
progression, tout comme Jésus a procédé de manière progressive.
- Le texte de la
multiplication des pains, dans St Jean, est une préparation au discours sur le
pain de vie. Il est déjà une préparation à l’eucharistie.
-
Les récits de l’institution
-
Les disciples d’Emmaüs qui reconnaissent Jésus à la fraction du pain
- La première communauté chrétienne à Jérusalem, fidèle à l’enseignement
des apôtres, à la fraction du pain, à la communion fraternelle et aux prières
Ø
Marc : Jésus saisi de pitié, de compassion,
Berger de son peuple : « En débarquant, il vit une foule
nombreuse et il en eut pitié, parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont
pas de berger, et il se mit à les enseigner longuement. » Le
contexte de Marc envoie à Ez 34 : « Voici que j’aurai soin
moi-même de mon troupeau et je m’en occuperai. Comme un pasteur s’occupe de son
troupeau quand il est au milieu de ses brebis éparpillées, je m’occuperai de
mes brebis. Je les retirerai de tous les lieux où elles furent dispersées (…)
Je les ferai paître sur les montagnes d’Israël, dans les ravins et tous les
lieux habités du pays. Dans un bon pâturage je les ferai paître (…) C’est là
qu’elles se reposeront dans un bon pâturage ; elles brouteront de gras
pâturages sur les montagnes d’Israël. C’est moi qui ferai paître mes brebis et
c’est moi qui les ferai reposer, oracle du Seigneur Dieu. Je chercherai celle
qui est perdue, je ramènerai celle qui est égarée je panserai celle qui est
blessée, je fortifierai celle qui est malade (…) Je vais venir sauver mes
brebis pour qu’elles ne soient plus au pillage (…) Je susciterai à leur tête un pasteur qui les
fera paître… ».
Ø
Marc
veut montrer que Jésus est ce berger annoncé par Ézéchiel, qui a pitié de ses brebis, et qui les conduit
sur de verts pâturages, et qui les rassasie, qui va chercher celle qui est
perdue. Il est le nouveau Moïse qui conduit son peuple.
Ø Les deux personnages les plus importants de
l’AT : Moïse et Elie (Elisée) (Au Thabor, La Loi et les Prophètes). Moïse a fait pleuvoir la manne, donnant au peuple le pain du ciel. Elisée a multiplié le pain (2 Rois 4,
42-44).
Ø Jésus est saisi de pitié : il repère en premier une faim
spirituelle, une faim qui n’est pas celle du corps, mais une faim plus
profonde : un peuple paumé : «Voyant les foules, il fut saisi de
pitié parce qu’elles étaient comme des brebis sans berger. Et il se mit à les
instruire longuement ». Une faim d’être enseigné, une faim
existentielle, de sens… Jésus leur donne d’abord le pain de la Parole. Il leur
donnera ensuite le pain pour leur corps. Plus tard, il leur donnera le Pain de
vie, c'est à dire lui-même
Ø Le but de Marc est « de montrer Jésus en train
d’accomplir ce qui était attendu du Messie, en particulier du nouveau Moïse
(selon Dt 18, 18-19). Berger du nouveau peuple de Dieu (6, 34), il conduit ses
brebis au désert (6, 35) aux prés d’herbe verte (Ps 23, 2 et l’allusion de 6,
39), il renouvelle pour eux le don de la manne, conformément à l’attente juive,
tout en annonçant du même coup le pain
qu’il donnera la veille de sa mort » (Cahier d’Évangile 8, p.33)
Ø
Dans
l’Évangile de Jean, le contexte est autre : Contexte pascal : « La
Pâque des Juifs était proche » Jésus va introduire la Pâque nouvelle,
la vraie Pâque.
Ø Contexte du ch. 6, discours sur le Pain de vie : Dans l’Évangile de Jean, il n’y a pas
de récit de l’institution de l’eucharistie. Est remplacé par d’autres
textes :
- Le lavement des pieds : Les noces de l’agneau : Dieu
qui vient épouser l’humanité. Jésus qui aime les siens jusqu’à l’extrême, qui
se donne jusqu’à s’abaisser aux pieds de l’homme
- Les noces de Cana et la multiplication des pains = pour
St Jean = le sacrement de l’eucharistie conçu (l’eucharistie naîtra
à la croix = le passage, la naissance) : Ch. 2 Les noces de Cana // les
noces de l’agneau (1, 29).
Ø
Un certain
lien littéraire entre ces deux textes (Cana – multiplication des pains :
un manque, puis une surabondance extraordinaire et miraculeuse. Une idée
de banquet : en Mc : sumposion
renvoie au banquet, aux convives.
Ø La multiplication des pains sert de préparation
au discours sur le Pain de vie : « Vous me cherchez non parce que vous avez vu des signes, mais
parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés. Travaillez
non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture demeure en vie
éternelle, celle que vous donnera le Fils de
l’Homme. » (6, 27) Jésus
veut les amener à une autre faim, à une autre nourriture, spirituelle. Il est le Pain vivant qui descend du ciel
et comble de faim les affamés. Il est la
source d’eau vive jaillissant en vie éternelle. Jn 4 La samaritaine. « J’ai
à manger un aliment que vous ne connaissez pas » (4,31)
Ø
En arrière
fond du ch. 6 de St Jean, il y a la question centrale de la faim, tout comme dans
le récit de la Samaritaine a comme arrière fond la soif.
Dans les deux cas, il y a un malentendu au départ : Jésus se situe à un niveau spirituel, et
l’auditoire le reçoit au plan matériel.
Dans les deux cas, Jésus fait passer son auditoire
d’une réalité matérielle (pain, eau) à une réalité spirituelle : pain
de vie, source jaillissant en vie éternelle.
Ø
Lorsque Jésus
fut tenté par Satan au désert, et que le tentateur lui propose de changer
les pierres en pain, Jésus lui répond que « l’homme ne vit pas
seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ».
Jésus renvoie à un autre besoin vital, spirituel, divin.
Ø
Il faut
noter que la faim de la foule, dans le contexte de l’Évangile de Jean, n’est pas
une nécessité urgente, pas une situation catastrophique.
La foule pouvait sans difficulté survivre à une nuit de jeûne. Pour St
Jean, la faim est un signe, signe d’une nécessité plus haute. Tout
comme la soif dans le récit de la Samaritaine. « Le Christ qui a
soif au puits de Jacob est sans doute quelqu’un qui a réellement soif. Il est
aussi quelqu’un dont la soif est le signe
d’une soif plus haute et plus profonde… Toute la suite du récit de la
rencontre du Christ avec la Samaritaine nous montre que la soif (4, 14) ou la
faim (4,34) sont ici des signes d’une soif et d’une faim [MM1]» plus profondes.
Ø Le récit de la
Samaritaine, du reste, glissera de la soif à la faim : «Les
disciples le priaient en disant : "Rabbi, mange !" Mais il
leur dit : "J’ai à manger un aliment que vous ne connaissez pas"
Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un
lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : "Ma
nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et de mener son
œuvre à bonne fin" » (4, 31-34)
La faim, comme la soif, renvoient à des
nécessités vitales : manger, boire, sans quoi on meurt. Elles
renvoient aussi à des nécessités vitales d’ordre spirituel. Elles « révèlent
le sens de l’existence humaine devant Dieu » (Vocabulaire de Théologie
Bibliquer 431)
Dans le discours sur le pain de vie qui suit la
multiplication des pains, Jésus dira : « Je suis le pain de la
vie. Qui vient à moi n’aura jamais faim, qui croit en moi n’aura jamais
soif » (6, 34)
Ø Après la
multiplication des pains, Jésus reprochera à la foule de ne pas avoir
compris le sens du miracle: « En vérité, en vérité je vous le dis, vous
me cherchez non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez
mangé du pain et avez été rassasiés » (dit autrement : vous me
suivez non pas parce que vous avez vu quelque chose qui signifie, qui a un
sens, qui montre un chemin…) « Travaillez non pour la nourriture qui se
perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle » (6,
26-27)
Ø Jésus est celui qui
comble de biens les affamés. Les béatitudes affirme heureux ceux qui ont faim, car ils seront
rassasiés. L’Évangile de
Mt précise : « faim et soif de la justice » = une faim et soif
spirituelles. La multiplication des pains est signe d’une réalité plus
haute : Jésus vient apporter une autre nourriture. Il est celui qui vient
combler la faim existentielle de l’être humain ; celui qui vient
désaltérer sa soif d’aimer et d’être aimé.
Ø Jésus
est le pain véritable, que figuraient à la fois la manne et le pain multiplié.
Ø
« Où
achèterons-nous des pains pour que mangent ces gens ? » La
question de Jésus est plutôt déconcertante. Cette tranquillité dans
l’impossible a dû agacer les disciples qui doivent trouver le maître très
spirituel, mais vraiment peu pratique.
Ø
Trop
peu de pain, pas assez d’argent.
Mais pour que l’indigence devienne surabondance, il faut qu’elle vienne à Jésus.
Dans le cas présent, l’enfant offre ce qu’il a. Et il donne tout ce
qu’il a, sans en garder pour lui-même C’était un geste risqué :
avec les 5000 hommes, risque de ne plus en avoir une miette pour lui-même. On ne lui arrache pas les 5 pains et 2
poissons, on ne les lui prend pas, il les offre. Il n’y a qu’un enfant pour
oser un tel geste : donner 5 pains pour nourrir 5000 hommes.
De plus, ce trop peu est en plus du pain d’orge, qui est le pain
de la classe des pauvres.
Ø On verra plus loin que l’eucharistie est en
arrière fond du texte de la multiplication des pains. Dans ce contexte
eucharistique, l’offertoire est le lieu d’offrande de notre indigence, pour
que Jésus transforme cette indigence en surabondance.
Ø Dans les mains de
Jésus, le pain devient semence qui porte du fruit au centuple (semence du royaume).
Ø L’attitude de Jésus lorsqu’il réalise le
miracle suit parfaitement le schéma eucharistique : « Jésus prit
les pains, rendit grâce (eucharistô),
et les donna aux convives. »
Ø Aussi bien dans
l’Eucharistie que dans la multiplication des pains, il y a transformation, un acte créateur
- Dans
la multiplication des pains, transformation d’un petit rien en une
surabondance.
- Dans l’eucharistie, transformation du pain et du vin en corps et sang
du Christ ; transformation d’une réalité matérielle en une réalité divine.
Ø Jésus initie progressivement ses disciples à
l’eucharistie, et, dans le
contexte de la Pâque, à la Pâque nouvelle. Le Discours sur le Pain de vie qui
suivra continue cette initiation. Jean Bodson :
« Si vous prenez le sacrement comme un objet et non pas comme une
vie, alors vous ne comprenez plus rien à saint Jean et à ce qu’il veut vous
dire » Le sacrement est une réalité vivante, en évolution, en
croissance. Aussi bien au niveau de sa réception par les hommes, que du point
de vue du don, qui s’adapte à la capacité de l’être humain, qui suit une
pédagogie.
Ø
Les
chiffres (5000 hommes, 5 pains, deux poissons, douze corbeilles), si l’on se
réfère à des paroles que Jésus a dites par la suite, ont probablement une
grande importance :
Mc 8, 19-22 « Pourquoi
faire cette réflexion que vous n’avez pas de pain ? Vous ne comprenez pas
encore et ne saisissez pas ? Vous avez donc l’esprit bouché, des yeux pour
ne point voir et des oreilles pour ne point entendre ? Et ne vous
rappelez-vous pas, quand j’ai rompu les 5 pains pour les 5000 hommes, combien
de couffins pleins de morceaux vous avez emporté ? » Ils lui
disent : « Douze » « Et lors des sept pains pour les 4000
hommes, combien de corbeilles pleines de morceaux avez-vous
emportées ? » Ils disent : « Sept » Alors il leur
dit : « Ne comprenez-vous pas encore ? »
Ø
5 = le
chiffre qui a le moins de valeur symbolique. Peut être le signe précisément d’une
pauvreté, d’un rien, de quelque chose qui a peu de valeur.
Ø
Le 12 par contre a une signification beaucoup
plus forte :
- Les douze mois de
l’année, en lien avec les 12 cycles lunaires.
- Le douze symbolise aussi les douze tribus d’Israël, les douze
apôtres. Mais il faut se rappeler que ces 12 tribus n’existent plus depuis
le schisme au temps de Jéroboam et Roboam.
Elles sont devenues un souvenir-symbole : symbole du nouvel
Israël, le « petit reste » dont Dieu sera le berger.
- Le douze est
composé de 1 et de 2.
Le un symbolise l’unité, l’unicité, l’intégralité, la totalité.
Dans la mythologie, il symbolise Dieu, qui est à la fois un et unique.
Le deux est le symbole de la polarité qui caractérise notre
condition humaine : bien-mal, chaud-froid, masculin-féminin, jour-nuit,
positif-négatif, moins-plus.
Douze symboliserait par conséquent la conjonction de l’humain et du
divin. Douze corbeilles pour 5
pains = le résultat de l’humain (pauvreté) et du divin associés. St
Thomas le relevait : la multiplication des pains n’est pas une pure
création : c’est la conjonction de la charité humaine et de la force
divine.
Dieu ne part pas de rien : nous ayant associés à son œuvre de création (co-créateurs), il s’est
rendu dépendant de nous, a besoin de nous pour offrir sa surabondance. Il a
besoin de notre folie pour oser croire.
Ø
Comme
après la multiplication des pains d’Élisée, il y a des restes, pour signifier
la surabondance. Mais aussi pour signifier le reste d’où naîtra le nouvel
Israël (les païens).
Ø
Les restes
sont pour ceux qui ne sont pas là, ceux qui n’ont pas participé au banquet,
mais qui y seront également invités, autrement dit les païens.
Ø Les miracles sont avant tout des signes et la
proclamation du Royaume de Dieu. Jésus dit – Jésus fait. Jésus dit ce qu’il fait – Jésus fait ce qu’il
dit. Pour Jésus, les signes accompagnent la Parole, l’éclairent et la
confirment
Ø Les miracles préfigurent la mission de
l’Église, notre mission : annoncer
et faire advenir le Royaume de Dieu.
Ø « Jésus s’enfuit à nouveau » :
semble dire que ce n’est pas la première incompréhension de la part de ceux à
qui il s’adresse. Dans le discours sur le pain de vie va s’opérer un tri :
les vrais disciples resteront, les autres le laisseront, en disant :
« Cette parole est trop dure, qui peut encore l’écouter ? »
Ø Dans st Marc, Jésus reproche aux Apôtres de
n’avoir rien compris au signe de la multiplication des pains.
Ø Pour comprendre le sens du miracle dans St Jean
(Jean n’utilise pas le mot
miracle, mais les termes signe et œuvre), il faut préciser le sens
du mot signe : Si par exemple je reçois un cadeau de la personne que
j’aime le plus en signe d’amitié. Je le reçois comme le signe qu’il y a réellement
de l’amitié entre cette personne et moi. « Du même coup, ce cadeau m’ouvre
un horizon. Il est une promesse. » Le recevoir, c’est un peu découvrir
comme un chemin à parcourir ensemble au cours duquel l’amitié s’épanouira,
s’approfondira. Le signe est une promesse, il ouvre un chemin, il montre une
direction, un sens
On peut recevoir le signe comme on reçoit ce cadeau : en restant au niveau purement
superficiel et matériel : la valeur marchande du cadeau. Ou au contraire en y voyant le signe de quelque chose, et ce
sens est premier
Ø Jésus, voyant que la foule va s’emparer de lui
pour le faire roi, s’enfuit dans la montagne. Jésus se rend compte
qu’ils n’ont pas compris. Derrière le signe réalisé, ils ont mis une autre
réalité que celle qu’il visait. Le signe, comme le doigt d’une main, montrait
une direction, montrait quelque chose. Ils en sont restés à regarder le
doigt !
Ø Jésus s’est adressé à eux pour les introduire
au Royaume de Dieu, pour un
Royaume qui n’est pas de ce monde, et eux sont au niveau d’un royaume
terrestre, conquis par la puissance et la séduction. « Le Seigneur ne
conquiert pas son Royaume en séduisant les foules et en s’achetant des fidèles
par des distributions de pain gratuites » (Bodson,
p. 127).
1.
Mise en
disposition :
- Je commence par lire le texte d’Évangile lui-même en prenant le temps nécessaire, pour m’en faire une idée par moi-même.
- Je peux m’arrêter
d’abord à ce que je comprends.
- Où se passe le
récit, dans quel cadre ?
- Je peux regarder
Jésus et les différents personnages : Que font-ils ? Que
disent-ils ? Que cherchent-ils ? Qu’est-ce qui se passe ?
Qu’est-ce qui change ? Qu’est-ce qui est anormal ?
- Qu’est-ce que je
découvre ?
- Qu’est-ce qui me pose question ?
2.
Que
sont pour moi les miracles ?
- Est-ce que je sais les reconnaître ? Ou est-ce que je les reçoit au premier niveau, comme les foules ?
- Est-ce que je sais reconnaître en eux des signes ? Que signifient-ils pour moi (quelle direction me montrent-ils) ?
3.
«L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui sort de la
bouche de Dieu» (Mt 4, 4) « J’ai à manger un aliment que
vous ne connaissez pas » (Jn 4, 32)
Quelles sont mes faims ? Est-ce que je sais bien les hiérarchiser, c'est à dire repérer celles
qui sont prioritaires, les plus vitales ?
4.
Le trop
peu, le pas assez, le manque, les limites
- En quoi j’aurais tendance à douter que Dieu puisse réaliser une œuvre, à cause de mes limites, du trop peu, … ?
- Quels sont ces 5 pains et ces deux poissons dont je dispose ?
5.
Suis-je bien conscient de ma place de
co-créateur en ce monde ?
Est-ce que je n’attends pas que Dieu fasse tout là où précisément lui attend que j’apporte mes 5 pains et 2 poissons ?
6.
Pourquoi
est-ce que je suis Jésus ?
- Pour être rassasié, dans l’attente qu’il comble mes besoins immédiats, dans l’attente d’un extraordinaire ?
- Est-ce que je ne fais pas partie de ces disciples qui suivaient Jésus, émerveillés à la vue de ses signes, mais qui seront choqués par certaines de ses paroles et de ses exigences ?
- Est-ce que j’accepte d’être bousculé, dérangé, choqué par l’attitude
de Jésus ?
Michel Maret, Communauté du Cénacle au
Pré-de-Sauges
[MM1] Bodson, Lecture suivie de l’Évangile selon saint Jean, p. 123.