Ø
Antoine le Grand, un Père du désert : « Qui se connaît lui-même connaît
Dieu. » Rien d’étonnant si l’on
se rappelle que l’être humain est à l’image de Dieu. On va aujourd’hui
continuer ce chemin de connaissance de soi
Ø
Une
expérience récente, que j’ai faite précisément pendant que je préparais cet
exposé : Un petit chat qui s’approche et cherche à être caressé, qui se
frotte contre moi en ronronnant. Mais en même temps, lorsque je le caresse, assez
souvent il sort ses griffes et souffle contre moi en me mordant. Il m’a fallu
du temps pour comprendre cette attitude contradictoire. J’en ai déduit que ce
devait être un chat qui a été maltraité, frappé. Cela a pour conséquence que,
tout en recherchant l’affection, il reste profondément marqué par sa
maltraitance, et a des réactions de défense face aux personnes qui
l’approchent.
Ø
Avec le
temps, je me suis aussi aperçu que, lorsqu’il voyait ma main, il sortait ses
griffes et prenait une attitude de défense. Par contre, si je m’arrangeais pour
qu’il ne voie pas ma main, il n’avait jamais cette réaction de défense. J’ai
compris que le fait de voir ma main évoquait pour lui la main qui le frappait,
et c’est pour cela qu’il avait cette réaction de défense.
Ø
Cette
expérience m’a paru très éclairante et symbolique de nos attitudes de défense
dans les relations humaines. Si nous avons été blessés intérieurement et
maltraités, tant que notre blessure ne sera pas guérie, nous aurons tendance à
interpréter comme des agressions les attitudes de personnes qui de fait nous
veulent du bien ; et nous aurons alors des réactions de défense
injustifiées.
Ø
Mais cette
expérience m’éclaire aussi sur l’attitude à avoir face à des personnes
blessées : Nous pouvons parfois interpréter certaines attitudes agressives
de nos proches comme de l’hostilité. Le plus souvent, ce n’est qu’une attitude
blessée réactivée par quelque chose lui rappelle la blessure primitive. Et pour
approcher ces personnes, il faut agir de manière à ce qu’elle « ne voient
pas notre main », c'est à dire en évitant d’avoir des attitudes qui ré
évoquent pour elles la blessure primitive.
Ø
Épictète, un philosophe de l’antiquité grecque, était un esclave au service d’épaphrodite
qui le traitait de façon inhumaine. Or, Épaphrodite était lui-même un esclave
qui avait été libéré par Néron, et cela ne l’a pas rendu plus tendre envers
Épictète. Épictète a appris de cette expérience avec Épaphrodite que celui-ci, « n’ayant pas assimilé
ses propres souffrances, il les a transférées sur les autres. (…) Les blessures
qui n’ont pas été "travaillées" nous condamnent à nous faire du mal
ou à en faire aux autres. » (A.
Grün, in Conquérir sa liberté intérieure, p. 15)
Ø
Un
exemple symbolique :
« Soit la même situation, mais avec deux secrétaires, Hélène et Claire.
Leur patron les attrape car elles ont laissé passer un courrier important sans
le prévenir. "Je vous mets dans le même sac, explique-t-il. Si vous
arrêtiez de cancaner tout le temps…" Hélène revient chez elle, décomposée.
Elle se surprend même à éplucher les petites annonces. Claire, insouciante, a
dit à sa collègue, sitôt que le patron a eu le dos tourné : "Il est
de mauvaise humeur, aujourd’hui, le boss !" Cinq minutes plus tard,
elle avait oublié la remarque désagréable. » (P. Ide : Mieux se connaître pour
mieux s’aimer, p. 160) Hélène réagit de façon blessée, pas libre
intérieurement. Claire réagit normalement, avec un fond pas blessé,
Ø
Le
mécanisme de réactivation : P. Ide : « A l’occasion
d’un traumatisme présent se réactivent les attitudes blessées du passé. »
(op.cit., p. 201). « L’événement présent prétendu traumatisant
est beaucoup plus une occasion qu’une cause » (op. cit., p. 202)
Incident présent +
événements passés douloureux = réaction émotionnelle présente (disproportionnée) [1]
L’indice qui laisse soupçonner un traumatisme ancien caché derrière l’événement présent : ce que P. Ide appelle la démesure affective,
autrement dit le caractère
disproportionné de la réaction affective par rapport à l’événement présent. La
réaction émotionnelle « est sans commune mesure avec l’incident présent. »
(op. cit.,
p. 226) P. Ide : « On
retrouve une démesure affective en toute blessure. En effet, le choc présent
réactive les blessures de jadis. (…) Toute blessure entraîne une démesure
affective. (…) La démesure du sentiment trahit ou traduit la blessure. »
(op. cit.,
p. 227)
J. Bradshaw : « Toutes
les fois où nous vivrons une expérience présentant quelque similarité avec
l’ancien traumatisme, nous éprouverons une intensité émotive disproportionnée
en regard de ce que se passera à ce moment-là. » (Retrouver
l’enfant en soi, p. 102-103) Face à
une situation ordinaire présente, mais similaire au traumatisme ancien, nous
allons adopter la même réponse, la même réaction que lors de ce traumatisme. J.
Bradshaw : « On
réagit dans ce cas à quelque chose qui ne se trouve pas à l’extérieur de soi
mais qui se trouve toujours présent à l’intérieur. » (op. cit., p.
108)
P. Ide avance l’hypothèse
que « dans les disputes de couples, (je parle de couples qui se sont
choisis et qui s’aiment), 90 % viennent de l’histoire passée qui se rejoue dans
le présent. (…) La grande illusion du mariage
est de croire que les difficultés présentes qui demandent des solutions
présentes n’ont que des causes présentes. » (op. cit., p. 227-228)
L’enfant blessé que l’on porte en soi contamine
l’adulte par des réactions démesurées de colère, de tristesse ou autre émotion, ou encore par des dépendances
(alcool, drogues, sexe, nourriture, argent). La personne qui a été victime d’un
traumatisme étant enfant endure de terribles souffrances et émotions qui n’ont
pas grand chose à voir avec le présent.
Ø
Les
réactions émotionnelles disproportionnées sont « des régressions
spontanées dans le temps. » (J. Bradshaw,
Retrouver l’enfant en soi, p. 28) Lorsqu’ aujourd’hui j’éclate de colère
face à une situation relativement anodine, pour un regard extérieur, je
régresse jusqu’à l’enfance, à l’âge où j’avais dû ravaler ma colère et où je
devais l’exprimer de la seule manière possible pour un enfant : en me
repliant sur moi-même (à un âge où je n’avais pas le droit de manifester ma
colère, même face à une injustice criante).
Ø
J. Bradshaw : « Lorsque le
développement d’un enfant est arrêté, que ses émotions – plus particulièrement
sa colère et son chagrin – son réprimées, celui-ci arrive à l’âge adulte en
portant au-dedans de lui un enfant blessé et en colère. Or, inévitablement, cet
enfant contaminera son comportement de grande personne. » (op. cit., p. 28)
Ø
Les
émotions sont un élément fondamental de l’existence : J. Bradshaw : « L’émotion
est la principale force de motivation dans notre vie. Les
émotions agissent comme un stimulant qui nous permet de nous défendre et de chercher la satisfaction de nos besoins
fondamentaux. » (op. cit., p. 35) Il s’agit d’un
énergie essentielle. Or quand cette énergie est refoulée, elle cherche à se
libérer par elle-même, et elle s’exprime donc d’une autre manière, par un
comportement anormal.
Ø
L’émotion
refoulée : acting out (comportement
extérieur) et acting in (retournée contre le sujet lui-même)
Les émotions refoulées s’expriment de deux
manières différentes :
- L’acting out : l’émotion refoulée va se traduire par des
comportements vis-à-vis de tierces personnes, avec une compulsion à répéter le
passé : Une personne qui a été maltraitée en tant qu’enfant sera portée à
maltraiter ses propres enfants. Mais aussi : Une femme victime d’un père
brutal va rechercher un mari susceptible de jouer le rôle de père attentif qui
lui a manqué ; et le plus souvent elle tombe sur un mari brutal un peu à
l’image de son père.
L’exemple réel d’une femme juive qui a vécu
dans un camp de concentration nazi. Or, le plus surprenant dans l’histoire,
c’est que cette femme, une fois sortie du camp, a traité sa fille de la même
manière que les gardes allemands l’avaient traitée ; elle s’est même mise
à l’injurier et à cracher sur elle, en la traitant de « sale juive ».
(cf. Bradshaw, op. cit., p 32)
- L’acting in : l’ancienne émotion refoulée se retourne contre le sujet lui-même. La
personne s’inflige à elle-même les mauvais traitements qu’elle a subi
autrefois ; elle se punit de la même manière qu’elle a été punie
autrefois. Un enfant qui n’a jamais pu exprimer sa colère face à des injustices
ou mauvais traitements va retourner sa colère contre lui-même. L’énergie
émotionnelle que l’on retourne contre soi-même engendre de nombreux troubles
psychosomatiques.
Ø
J. Bradshaw : « Lorsque la réalité devient intolérable, on
recourt à différents mécanismes de défense du moi pour engourdir sa souffrance. » (op. cit., p.
101) Tous ces mécanismes, le déni, la minimisation, la dissociation, visent à
faire oublier, à refouler la souffrance subie.
Ø
Pour
comprendre comment fonctionne le refoulement, il faut donner quelques
explications sur la structure et le fonctionnement du cerveau. On distingue
aujourd’hui trois parties principales dans le cerveau :
- Le plus ancien et le plus primitif est le
cerveau reptilien ou viscéral. C’est
lui qui assure le fonctionnement des fonctions physiologiques involontaires,
comme la respiration, la digestion, le battement du cœur.
- Le deuxième, le système limbique, est le
cerveau qui ressent, le siège des émotions : plaisir, joie, tristesse,
colère, peur…
- Le troisième, le néocortex, le plus
évolué, est le cerveau qui pense, qui réfléchit, qui raisonne.
Ø
J. Bradshaw : Le cerveau « est
gouverné par la nécessité de maintenir la douloureuse angoisse à son plus bas
niveau. » (op. cit., p. 105)
Pour la survie de l’individu, le cerveau
cherche à maintenir le niveau d’angoisse au niveau le moins douloureux. Il va
donc s’arranger pour inhiber les émotions trop douloureuses. Néanmoins, si les
émotions sont inhibées, « tout traumatisme forme une empreinte
permanente » [2], car
le cerveau reptilien et le système limbique sont incapables d’oublier ;
c'est pourquoi les souvenirs d’événements traumatisants sont impossibles à
déraciner de cette partie du cerveau.

Ø
J. Bradshaw : « Si la souffrance émotionnelle générée dans le
système limbique devient accablante, un mécanisme automatique referme le
portillon du néocortex. C’est comme s’il y avait un grand vacarme dans la pièce
voisine et que vous vous levez pour aller fermer la porte de cette pièce. » (op. cit., p.
110) Mais le vacarme dans la pièce continue néanmoins, et il se traduit par des
dysfonctionnements psychologiques et par des troubles psychosomatiques.
Ø
Comment
rouvrir ce portillon qui ferme
l’accès aux expériences traumatisantes et aux émotions qui leur sont
liées ? En acceptant d’éprouver des
émotions censurées, interdites, en laissant tomber des défenses. En acceptant
de sentir… Par ce que J. Bradshaw
appelle l’expression de la première souffrance, c'est à dire la
souffrance à l’origine de la blessure primitive : « Le fait de laisser tomber
nos défenses nous permet d’entrer en contact avec nos anciennes émotions. Il
semble même que l’expression de la première souffrance opère une profonde
guérison simplement parce qu’elle permet d’éprouver ces émotions refoulées. (…)
L’expression de la première souffrance
implique que l’on éprouve de nouveau les premières émotions refoulées. »
(op. cit.,
p. 104-105 ; 110)
Guérir est indissociable du ressentir : « Vous
ne sauriez guérir ce que vous ne pouvez pas ressentir. » (op. cit., p. 117) Il s’agit d’enter en contact avec une couche
profonde de sentiments douloureux, mêlés de colère, de honte, de peur et de
culpabilité. La seule façon d’en sortir, c’est de passer à travers[MM1].
Rouvrir ce portillon, c’est retrouver le
petit enfant blessé en soi, faire corps avec sa peine et sa souffrance, et
l’étreindre comme on étreindrait un petit enfant blessé… C’est donner à cet
enfant l’amour inconditionnel qu’il n’a pas reçu.
Il nous faut remonter jusqu’à nos fibres
profondes, composées de nos premiers souvenirs et sentiments. J. Bradshaw : « Si nous
désirons nous transformer, nous devons donc modifier nos fibres profondes.
Puisque, à l’origine, c’est notre enfant intérieur qui a organisé notre
expérience, le fait d’entrer en relation avec lui nous offre la possibilité de
transformer immédiatement cette matière première. » (op. cit., p. 17)
Ø
Parmi
les besoins les plus importants de l’être humain, celui d’aimer et d’être aimé
est le plus fondamental. La
blessure la plus fondamentale est par conséquent liée à ce besoin. Quand un enfant n’est pas aimé
inconditionnellement, aimé pour ce qu’il est, son sentiment du « Je
suis » est atteint. J.
Bradshaw : « Je crois que les multiples blessures
susceptibles d’être infligées à l’enfant doué sa traduisent toutes par la perte
du sentiment du "Je suis".» (op. cit., p. 69)
Ø Quand le petit enfant ne se sent pas aimé inconditionnellement, quand il sent qu’il n’est pas important aux yeux des parents, « il vit une expérience de mort intérieure, il a le sentiment de n’avoir aucune valeur ». (Jean Vanier, Toute personne est une histoire sacrée, p. 71) Apparaît alors le sentiment de honte. Comme le petit enfant ne peut pas remettre en cause les parents, il en déduit que s’il n’est pas aimé, c’est parce qu’il est mauvais, parce qu’il n’est pas aimable. Ainsi apparaît aussi la culpabilité.
Ø Il est important de distinguer la culpabilité de la honte :
La culpabilité a son origine dans la conscience d'avoir transgressé une loi, un principe moral ou un idéal personnel ou social (La culpabilité fait suite à une "faute, ou à l’impression d’avoir commis une faute).
La honte [MM3] n'est pas liée à une faute ou transgression. Elle est beaucoup plus profonde et plus grave que la culpabilité. Lorsque l’on éprouve de la culpabilité, c’est parce que l’on a conscience d’avoir fait quelque chose de mal. « La honte toxique, par contre, donne le sentiment que quelque chose cloche en soi-même et que l’on n’y peut rien ; on est insuffisant et en dessous de tout. La honte toxique est au cœur de l’enfant blessé. » (J. Bradshaw, op. cit., p. 77-78) La honte, c’est se sentir diminué à ses propres yeux, c’est être objet de mépris pour soi-même. C’est le sentiment qu’il n’y a rien de bon en soi, d’être déficient en tant qu’être humain.
Mais il est difficile de repérer ce sentiment de honte: c’est un sentiment tellement douloureux qu’il est presque toujours refoulé, inhibé. La honte refoulée s’exprime souvent par de la colère, du ressentiment. Elle se cache aussi sous des attitudes de puissance et de supériorité, sous le perfectionnisme. Elle se traduit encore par l’anxiété et l'auto culpabilité.
La honte est presque toujours la cause de l’émergence du faux moi : puisque l’enfant en nous se sentait insuffisant à nos propres yeux, il a dissimulé son vrai moi derrière un faux moi plus adapté auquel il s’est identifié peu à peu[MM4].
Ø
Pour
retrouver son vrai moi, il faut retrouver l’enfant blessé, et la honte ainsi
que la colère qu’il a éprouvées.
« Il est certes difficile de faire face à tant de honte et
d’isolement ; mais à mesure que nous nous réapproprions ces sentiments,
nous abordons une autre rive, faisant connaissance avec un moi jusque-là caché,
qui nous était inconnu du fait que nous le dissimulions aux autres. En faisant
corps avec notre honte et notre isolement, nous commençons à toucher notre moi
le plus authentique. » (J. Bradshaw,
op. cit., p. 116)
J. Bradshaw : « La première étape des retrouvailles avec le
petit enfant blessé niché en vous réclame que vous rendiez un témoignage.
(…). Le témoignage, ce n’est pas encore l’expression de la première
souffrance ; ce n’est pas encore le moment d’éprouver les anciennes
émotions. Cependant, c’est une façon de commencer à exprimer la première
souffrance.
Pour établir votre témoignage, je vous recommande de recueillir le plus
d’informations possibles au sujet de votre système familial. Que se passait-il
au moment de votre naissance ? (…). Pour chaque stade de votre
développement (…) il serait bon que vous notiez par écrit aussi fidèlement que
possible toutes les informations que vous trouvez. Il est probable que vous
éprouverez du chagrin en les écrivant. Aussi, efforcez-vous de vous concentrer
uniquement sur la clarté de vos rapports : veuillez à rester aussi clair
que possible en consignant les faits relatifs à votre enfance. » (op. cit., p. 129)
« Si les besoins de votre prime enfance n’ont pas été comblés,
le nouveau-né blessé est toujours présent en vous, avec toute son énergie
primitive. Il a encore besoin de la nourriture spirituelle que vous n’avez
jamais reçue ; il a encore besoin d’entendre les mots qui lui signifieront
qu’il est le bienvenu en ce monde. »
(J. Bradshaw, op. cit., p. 132)
Par conséquent, imaginez
que vous devez écrire une lettre au petit enfant que vous avez été et que vous
portez encore en vous. Une lettre qui n’a pas besoin d’être longue, et qui
contient un certain nombre d’affirmations positives. Dites au petit enfant en
vous « que vous l’aimez et que vous êtes très content qu’il soit un
garçon (ou une fille). Dites-lui que vous le désirez et que vous lui donnerez
tout le temps dont il a besoin pour grandir et se développer. Assurez-le que
vous connaissez ses attentes à votre égard, que vous y répondrez et que vous
vous efforcerez de le considérer comme l’être précieux et merveilleusement
unique qu’il est. Quand vous aurez terminé votre lettre, lisez-la très
lentement et à voix haute et restez attentif à ce que vous ressentez. Si vous
vous sentez triste ou si vous éprouvez le besoin de pleurer, laissez-vous aller
à votre chagrin. » (J.
Bradshaw, op. cit., p. 131)
Vous pouvez écrire par
exemple :
-
Cher(e) petit(e) Michel, je suis heureux que tu sois né.
- Tu es le bienvenu en ce monde, je t’attendais.
- Je suis si heureux que tu sois là.
- Je t’aime et je veux que tu sois toujours avec moi. Je suis très
content que tu sois un garçon (une fille) et je veux t’aider à grandir.
- J’attends l’occasion de te montrer combien tu es
important pour moi.
- Je t’ai ménagé une place spéciale où tu pourras vivre.
- Je t’aime inconditionnellement, tel que tu es, quoi que tu fasses.
- Je ne te quitterai jamais, quoi qu’il arrive.
- J’accueille tous tes besoins et tous tes désirs.
- Je vais te consacrer tout le temps qu’il te faudra de manière à
combler parfaitement tous tes besoins.
- Je veux prendre bien soin de toi et je suis préparé à le faire.
- Dans le monde entier, il n’a jamais existé quelqu’un comme toi.
- Dieu s’est réjoui lorsque tu es né. Avec amour, Le grand Michel
Vous pouvez aussi lire cette lettre en en accueillant ces paroles comme
si elles étaient prononcées par Dieu à votre égard.
Vous pouvez la relire
régulièrement, car : « des messages positifs répétés constituent
une nourriture émotionnelle. Si vous en aviez entendu, cela aurait
favorisé la croissance et le développement de votre enfant intérieur. Mais vous
allez désormais en entendre et vous apercevoir que la répétition de tels
messages est maintenant capable de produire en vous des transformations
profondes, viscérales et d’atteindre les couches les plus primitives de votre
première souffrance. » (J. Bradshaw, op. cit.,
p. 133)
« Maintenant,
bien que cela puisse vous sembler étrange, je veux que vous écriviez une lettre
de la part de votre nouveau-né [petit enfant] intérieur. Écrivez-la
avec votre main non dominante. Si vous êtes droitier, vous devez donc
utiliser votre main gauche. (Cette technique fait appel à l’hémisphère cérébral
non dominant et court-circuite le côté du cerveau le plus logique et le plus
critique. Il est ainsi plus facile d’entrer en contact avec les émotions de l’enfant
intérieur). » (J.
Bradshaw, op. cit., p. 132) Vous pouvez écrire par exemple :
« Cher Michel,
je veux que tu viennes me chercher, et que tu me prennes dans tes bras. Je veux
être important pour quelqu’un. Je ne veux pas être seul. Avec amour, Le Petit Michel »
Michel
Maret, Communauté du Cénacle au Pré-de-Sauges